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La polémique fait rage sur l’amendement constitutionnel

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La polémique fait rage sur l’amendement constitutionnel

Le débat sur l’amendement constitutionnel, qui polarise la classe politique et la société civile, s’est poursuivi jeudi avec de nouvelles prises de position contradictoires de personnalités opposées ou favorables à la promulgation du texte qui doit intervenir au cours du mois de juin.

Le débat sur l’amendement constitutionnel, qui polarise la classe politique et la société civile, s’est poursuivi jeudi avec de nouvelles prises de position contradictoires de personnalités opposées ou favorables à la promulgation du texte qui doit intervenir au cours du mois de juin.

L’ancien Sénateur Turneb Delpé, dirigeant du PNDPH et de la plateforme Rasanble, s’est une fois de plus prononcé contre l’entrée en vigueur annoncée de la nouvelle charte fondamentale qu’il qualifie d’illégitime.

La majorité des secteurs nationaux ont désapprouvé ce projet, entre tenir compte de leur opinion ou faire les quatre volontés de la communauté internationale, le Président Michel Martelly devra s’affirmer sans équivoque, a estimé Delpé. Il explique que les pays placés en situation d’occupation adoptent généralement des décisions cruciales sur certains dossiers en fonction des intérêts des puissances étrangères, même si elles seront génératrices de crises.

Le secrétaire général du Parti nationaliste démocratique progressiste haïtien avoue ne pas comprendre le « modèle » de démocratie que les partenaires internationaux d’Haïti cherchent à lui imposer.

De son côté, Berthony Bellegarde, coordonnateur de l’Action citoyenne, prend le contre-pied de la position de Turneb Delpé en exprimant son soutien à la promulgation de la version corrigée de l’amendement constitutionnel, un dossier pourtant à rebondissement passé par tous les états.

Parlant d’une majorité d’organisations de la société civile favorables à une telle issue, le responsable de l’AC appelle le chef de l’Etat à acheminer le document au journal officiel Le Moniteur.

Enthousiaste devant la perspective de la mise en place d’institutions prévues par la constitution de 1987, mais qui n’ont jamais vu le jour 25 ans plus tard, M. Bellegarde croit que la création d’un Conseil électoral permanent permettra enfin de résoudre l’éternel problème de la tenue d’élections avec un retard considérable sur le calendrier constitutionnel et de fâcheuses conséquences pour le renouvellement des institutions démocratiques.

Le porte-parole de la Présidence, Lucien Jura, avait annoncé mercredi qu’afin de pouvoir respecter des échéances constitutionnelles importantes, concernant notamment l’organisation des prochaines sénatoriales partielles et élections locales, Michel Martelly s’apprêtait à promulguer, en juin, le texte constitutionnel controversé dont il avait lui-même ordonné le retrait pour cause de graves irrégularités. spp/Radio Kiskeya

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