-
Home | National | Doutes sur la formation du Conseil Electoral Permanent dans les prochains jours

Doutes sur la formation du Conseil Electoral Permanent dans les prochains jours

Par
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
Doutes sur la formation du Conseil Electoral Permanent dans les prochains jours

Le processus de désignation des 3 personnalités qui auront à représenter le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) au Conseil Electoral Permanent (CEP) avance à grands pas.  Cependant, c'est le calme plat au Parlement où le Sénat ne peut tenir séance depuis le 8 mai, date de la séance controversée de  ratificationde l'exposé de politique générale du  premier ministre Laurent Lamothe .

Le porte-parole du CSPJ, Me Néhémie Joseph informe que 75 personnalités dont 6 femmes ont manifesté le désir de devenir conseiller électoral et ont fait le dépot de leurs pièces.

Les dossiers seront traités à partir de ce mardi, selon Me Néhémie Joseph qui a donné la garantie que la constitution sera la première boussole des membres du CSPJ qui traiteront les dossiers sans état d'âme et sans parti pris.

Pour ce qui est de la possibilité qu'une des 6 femmes soit retenue, Me Joseph estime que les femmes qui sont aussi compétentes que les hommes ne feront l'objet d'aucun traitement de faveur ou particulier.

Le president Michel Martelly a fait savoir que l'exécutif avait dejà choisi ses  3 représentants.

Dans une lettre  au Parlement, il lui a fixé un délai de 8 jours pour soumettre les noms de ses 3 représentants au CEP.  Ce délai devrait en principe expirer ce mardi. De nombreux parlementaires  ont condamné ce qu'ils considèrent comme un ulimatum du chef de l'Etat.

Le député des Gonaïves, Sadrack Dieudonné, estime que le président Martelly provoquerait une grave crise au pays , s'il s'avisait de former le conseil electoral permanent sans les représentans du Parlement.

Quant au président de la chambre Levaillant Louis Jeune, il banalise le délai du chef de l'Etat qu'il assimile à des maneuvres pour contrôler le CEP (permanent) qui aura mandat pour organiser des élections en Haïti durant les 10 prochaines années.

" Si le chef de l'Etat croit pouvoir prendre le contrôle de cet organisme, il peut s'attendre à avoir sur le dos, la population et les institutions démocratiques du pays", a lancé le président de la chambre.

Des rumeurs circulent selon lesquelles, l'exécutif pourrait faire fonctionner le CEP avec 6 membres dont ses 3 représentants et les 3 du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).

Plusieurs parlementaires estiment que le sénat aujourd'hui dysfonctionnel doit pouvoir disposer de temps pour resoudre des problèmes internes.

Le grand Corps ne peut tenir séance depuis le 8 mai, date de la ratification de l'énoncé de politique generale  du premier ministre Laurent Lamothe. Une dizaine de sénateurs avaient alors abandonné la séance, estimant qu'elle était réalisée de façon irrégulière.

Beaucoup de secteurs estiment que les deux chambres ont perdu de leur crediblité suite aux dénonciations de pots-de-vin déballées en pleine séance, paticulièrement à la chambre basse, et dans lesquels, des parlementaires se sont accusé mutuellement d'implication.

Entre temps, un ancien président de CEP (2006), Max mathurin a fait savoir lundi  qu'il était pratiquement impossible d'organiser des élections avant la fin de l'année, tel que promis par les autorités,vu que même le CEP n'a toujours pas été formé.

Ces élections concernent entre autres le renouvellement d'un tiers du Sénat (10 sur 30) et la totalité des conseils municipaux.

Source: AHP/radiotelecaraibes

  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable
  • Texte complet Texte complet

Tagged as:

Pas de note pour cet article

Estimez cet article

0